expérimenter

Expérience, voici un mot cher à notre monde cartésien car il manifeste l’aboutissement du processus démonstratif d’une recherche scientifique.
La plupart du temps, les mathématiciens inventent des théories qu’ils démontrent. Puis les physiciens inventent des machines permettant de démontrer l’application de la théorie mathématique.
Ce sont les fameuses expériences scientifiques qui valident tout un raisonnement. Et sans la réussite répétée x fois de l’expérience, la théorie reste invalidée, ne reçoit pas l’aval du monde scientifique.
Il en va de même dans le domaine de la médecine. Les laboratoires réalisent des expériences qui concluent a des effets efficaces sur les malades. On s’aperçoit toutefois que quelquefois, les expériences ne sont pas si rigoureuses que cela, ce qui provoque des drames à l’échelle de la société.
Notre médecine nous assure de son bienfondé, et j’en suis convaincu pour la suivre ponctuellement ou pour en voir les bénéfices dans de nombreux cas de figure.
Mais son problème est qu’elle n’accepte pas les autres approches thérapeutiques sous prétexte d’approches non scientifiques et non démontrées.

Moi qui suis de formation scientifique et qui ai plutôt une démarche cartésienne, je reste dubitatif devant ce principe de démonstration. En effet, on cherche à appliquer la même méthode à tout un chacun, en prenant donc pour prérequis, que nous sommes tous identiques.
Je suis d’avis de dire que nous sommes tous différents, qu’aucun être humain n’est identique à son voisin, mais nous sommes tous semblables. Alors pourquoi chercher à reproduire une même solution pour tous puisque tout être est unique. Ce principe s’applique uniquement parce que notre approche occidentale dissocie chaque partie du corps en de nombreuses entités séparées. Alors l’expérience porte sur une partie disséquée rendue indépendante théoriquement du reste du corps et de l’esprit.
Alors oui, la médecine réussit des exploits, la médecine sait développer des produits permettant de soigner telle pathologie de tel organe et pour valider cela, elle a expérimenté maintes fois avec un taux de réussite satisfaisant. Mais ce taux de réussite n’est jamais de 100%, normal puisque l’approche ne tient pas compte de l’être dans sa globalité, il ne peut donc logiquement pas être renouvelable à 100% d’un individu à l’autre.

Et le plus incompréhensible pour nous autres, c’est que nos chercheurs, ces hommes qui vouent leur vie à la recherche, ces scientifiques qui doivent faire preuve d’ouverture d’esprit, de curiosité, d’esprit aventurier pour aller sur des chemins non préétablis, c’est que nos scientifiques écartent toute autre approche que la leur, tout ce qui sort de leurs limites établies, de notre système scientifique orthodoxe.
Pourtant, moi, comme d’autres, dans mon petit coin et sans porter préjudice à quiconque, lorsqu’après un soin la personne se porte beaucoup mieux qu’avant, j’ai comme l’impression d’avoir réussi mon expérience, ou plutôt mon aide, si unique soit elle. Et elle ne peut être qu’unique puisque l’individu est unique.

Je tiens à souligner que ces propos ne sont pas applicables à tous. Normal puisque personne ne se ressemble. En effet, nous connaissons tous des scientifiques de renom, de grands médecins, qui ont su ne pas rester enfermés dans un mode de pensée étriqué et fermé mais qui ont ouvert d’autres horizons, qui sont allés à l’encontre d’autres cultures, voir à l’aventure.

Alors à ceux-là, je dis merci et bonnes expériences.